lundi 22 juin 2009

Pour la fin du moteur à combustion

Chers lecteurs, ne trouvez vous pas ces temps ci à quels point nos voitures même des plus récentes, font anachroniques ?
Je veux dire, on est complètement dans l'ère du virtuel, du numérique, et pourtant nos véhicules continuent à se mouvoir par la force de la combustion de carburant... or la combustion est une réaction physique au rendement énergétique très peu efficace. De plus elle émet forcément des gaz, des suies, des particules et enfin elle fait du bruit... Tout bien réfléchi le progrès, à comparer au moteur à vapeur, est bien minime... !
De plus, conceptuellement parlant, le moteur à combustion est forcément complexe, sophistiqué. Il mêle éléments mécaniques (courroies, engrenages, pistons, bielles...), élément électriques et maintenant électroniques, circulation de liquides (eau, huile, carburant). Tout cela est forcément une source de problèmes de fiabilité, de robustesse, d'endurance.
Le moteur du futur est bien entendu le moteur électrique. En fait l'électricité est le dénominateur commun de tous les moteurs que nous devrions utiliser, si le monde n'était pas dirigé par un ramassis de requins sans scrupules mué uniquement par leurs intérets à court termes. Je reviendrais la dessus dans un prochain article sur le 'progrès technologique et scientifique'.
En l'occurrence, je vais me concentrer sur la voiture et ce qui faudrait qu'elle soit pour être viable économiquement et saine écologiquement.
Alors qu'a-t'elle de particulier cette voiture électrique idéale ?
Tout d'abord elle découple sa source d'énergie de ses moteurs. En effet, comme je le disais elle est 100 % électrique. Elle n'a pas un moteur mais quatre, ou plus, répartis pour chaque roue. Je devrais meme dire 'dans' chaque roue. Pour une telle application, le(s) moteur(s) devrait quasiment constituer la roue en elle meme. Cela permet une maintenance bien plus aisée, et augmente grandement la robustesse du système. Ces roues-moteurs stabilisent la voiture sur le sol, divise la taille que ferait un moteur unique par autant de moteurs que souhaitable, augmente la sécurité par le dosage électronique fin du nombre de tour de chaque moteur lors de freinages, de dérapages, d'accélérations sur toutes surfaces. La redondance de ces moteurs est également un facteur de sécurité.
La place libérée ainsi permet aux designers de laisser quasi libre court à leur créativité pour créer des véhicules aux allures sportives, baroudeuses, ou utilitaire.
Magnifique me dites vous, mais il faut bien que l'électricité qui alimente ces moteurs provienne de quelque part ? Et puis même les meilleures batteries ne peuvent pas faire plus de 250 km sans devoir etre rechargées de longues heures, ce n'est pas viable !!
Que nenni... D'abord si l'énergie utilisée reste l'électricité, la source d'énergie elle, devrait pouvoir etre modulable. Imaginez un standard industriel qui définisse la masse, les dimensions, la puissance électrique de sortie d'un module qui peut être... n'importe quoi, une "boite noire" en somme. Peu importe qu'il s'agisse d'une pile à combustible, d'un générateur à biomasse, d'un moteur à combustion (eh oui!!), ou d'une batterie, l'important c'est de pouvoir substituer facilement cette 'boite noire' par une autre, compatible dans ses spécifications, au gré de l'évolution du marché, des prix, et du progès technique.
Cette opération devrait pouvoir s'effectuer sans problème dans des stations 'd'échange'. Comme pour nos bonnes vieilles bouteilles de gaz, nous viendrions changer le module usé/usagé par un autre, ne payant que le prix de l'énergie et de la maintenance de ce module.

Je pose une question : Comment se fait il que ce concept ne se soit pas encore répandu comme une trainée de poudre ? Faites comme moi, boycottez les nouvelles voitures et réparez la votre tant que ces maudits constructeurs et pétroliers n'auront pas compris la leçon.